Round Midnight

Collectionnez les CD rares et précieux de ces Géants du Jazz !

Paul Desmond

  Lire la suitePaul Desmond (de son véritable nom Paul Emil Breitenfeld) est un saxophoniste de jazz né à San Francisco le 25 novembre 1924 et mort à New York le 30 mai 1977. « …Je suis le saxophoniste dans le quartet de Dave Brubeck, auquel je me suis joint après la guerre de Corée. Vous pouvez facilement me reconnaître, parce que, lorsque je ne joue pas, ce qui se produit étonnamment souvent, je reste appuyé contre le piano. » C’est ainsi que Paul Desmond se présentait lui-même ; avec cet humour à froid qui lui donnait, sous ses lunettes à forte monture, un air faussement détaché ; avec modestie aussi, car, des quatre musiciens du groupe, il était de loin le plus intéressant, le plus attachant. Saxophoniste alto au jeu fluide et aéré, à la sonorité délicate, rarement dotée de vibrato et quelquefois flûtée, à l’invention mélodique toujours en éveil, cachant sous une souveraine facilité une habileté consommée à négocier les tournures harmoniques les plus riches et les lacets rythmiques les plus complexes, y prenant même goût par curiosité comme par jeu, Paul Desmond restera à jamais attaché au quartet de Dave Brubeck. Il en fut, avant son chef, le soliste privilégié, celui qui donnait une âme à ce groupe par ailleurs très controversé ; il composa, sur une mesure peu usitée (en 5/4), le thème le plus célèbre de son répertoire, l’air qui donna en quelque sorte au quartet son image de marque : Take Five. Paul Desmond y trouva la sécurité, l’argent, le plaisir de voyager et la camaraderie familière ; il y perdit, sinon la gloire, du moins la célébrité personnelle ; mais, de cela, il n’avait cure et tournait en dérision toute question abordant le sujet. Paul Desmond, en effet, était bien autre chose qu’un épigone de Dave Brubeck ; c’était un musicien original, issu, comme tous ceux de sa génération, de l’école parkérienne ; marqué, sans doute, par Lee Konitz, l’explorateur blanc de la côte Ouest. Très tôt, il avait mêlé ces influences à celles d’autres musiciens : l’ellingtonien Johnny Hodges, les expressionnistes Pete Brown, Willie Smith et Earl Bostic, tous saxophonistes altos porteurs d’un fort vibrato, tous musiciens du jazz classique. Paul Desmond avait réalisé une synthèse unique : l’art mélodique de Hodges, la sensibilité exacerbée de Willie Smith dépouillée de ses atours les plus voyants, le goût de l’aventure parkérien, un peu de la sonorité de Konitz, à quoi venait s’ajouter ce détachement souverain qui dominait dans le comportement de l’homme et s’exprimait en musique par un discours détendu, flottant au-dessus des cadres rythmiques, sans pourtant jamais les contredire ni chercher à les fuir.

The Complete RCA Victor Recordings (1961/1965)

The Complete RCA Victor Recordings (1961/1965)

à partir de 
Glad To Be Unhappy - Digipack

Glad To Be Unhappy - Digipack

à partir de 
First Place Again

First Place Again

à partir de 
Two Of A Mind

Two Of A Mind

à partir de 
Live in New York 1971

Live in New York 1971

à partir de 
The Best Of Paul Desmond

The Best Of Paul Desmond

à partir de 
Easy Living - Digipack

Easy Living - Digipack

à partir de 
From The Hot Afternoon

From The Hot Afternoon

à partir de 
Pure Desmond

Pure Desmond

à partir de 
Take Ten

Take Ten

à partir de 
Skylark

Skylark

à partir de 
Blue Desmond

Blue Desmond

à partir de 
The Paul Desmond Quartet Live

The Paul Desmond Quartet Live

à partir de